Politique
La lettre de Laurent St-Cyr : une opinion dépourvue de force contraignante

La lettre du Conseiller Président Laurent St-Cyr ne peut être qualifiée d’acte doté de force contraignante à l’égard de la résolution adoptée par le Conseil présidentiel d’Haïti. Il s’agit d’une communication politique émettant un avis, dépourvue de toute capacité légale à suspendre, modifier ou annuler une décision prise par le CPT .
Ainsi la résolution portant révocation du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, dûment signée par cinq (5) conseillers présidents conformément au quorum légal prévu par le décret régissant les grandes décisions du Conseil Présidentiel, demeure pleinement valide et opposable. Toute tentative de présenter cette lettre comme une opposition légale constitue une interprétation erronée et un contournement des prerogatives legales du Conseil Presidentiel.
Cette analyse souligne l’importance du respect des institutions et de la hiérarchie juridique dans l’application des décisions gouvernementales dans le pays.
Le directeur du journal Le Moniteur se doit de resister à toute pression exteerieure et est tenu de publier, sans délai, la résolution officielle portant la révocation du Premier ministre et la nomination du Premier ministre par intérim, afin de garantir transparence, légitimité et respect des institutions haïtiennes.
